François Pinault remporte la "bataille de Venise" contre Guggenheim
LEMONDE.FR avec AFP | 05.04.07 | 21h38
L'homme d'affaires français et collectionneur d'art contemporain, François Pinault, a remporté la bataille qui l'opposait à la Fondation Guggenheim pour reprendre le musée Punta della Dogana à Venise, a annoncé, jeudi 5 avril, Jean-Jacques Aillagon, directeur du Palazzo Grassi dont M. Pinault est propriétaire.
M. Aillagon a ajouté que lui et François Pinault étaient "très fiers de pouvoir jouer à Venise un rôle encore plus important que celui déjà tenu avec le Palais Grassi", où une partie de la vaste collection Pinault a déjà été installée. La décision, prise mercredi 4 avril, a été annoncée par le directeur du patrimoine de Venise, Luigi Bassetto. Les bâtiments désaffectés du musée Punta della Dogana, d'environ 5 000 mètres carrés, ont été confiés à M. Pinault, qui compte y installer un nouveau centre d'exposition.
"Nous avons conscience de l'honneur qui nous est fait de créer un centre d'art contemporain", a ajouté l'ancien ministre de la culture. Il a précisé que ce nouveau musée "s'appuiera sur la collection François Pinault", mais "nous avons la volonté de travailler avec tous les partenaires de la vie culturelle de Venise, y compris avec le musée Guggenheim", qui était son concurrent direct.
PINAULT CONTRE GUGGENHEIM
L'acceptation du dossier de François Pinault semblait être une formalité à l'automne 2005, lorsqu'il avait racheté le Palazzo Grassi, l'ancienne vitrine culturelle du constructeur automobile italien Fiat. Mais la donne avait changé avec l'entrée en lice de la prestigieuse Fondation Solomon Guggenheim, déjà présente à Venise avec la collection Peggy Guggenheim. Le projet de la fondation Guggenheim était notamment appuyé par le président de la région Vénétie, Giancarlo Galan. Mais le maire de Venise, Massimo Cacciari, ne cachait pas sa préférence pour François Pinault.
Le directeur du patrimoine de Venise, Luigi Bassetto, a justifié la décision en faveur de François Pinault : "Le projet de la Fondation Guggenheim ne précisait pas les œuvres qui seraient exposées en permanence dans le musée. Il s'agissait pourtant d'une condition indispensable dans l'appel d'offres. La commission [chargée de désigner le meilleur projet] a considéré qu'ils s'étaient auto-exclus."
Source: lemonde.fr
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samedi 7 avril 2007
jeudi 5 avril 2007
Business...1
McDonald's à son tour dans la ligne de mire de Pékin
Shanghaï JULIE DESNÉ - Publié le 05 avril 2007
Le géant de la restauration rapide, comme toutes les sociétés étrangères, reste soumis à un régime de haute surveillance par le gouvernement chinois.
Bien que membre de l'OMC, la Chine pratique un « double standard » pour les groupes étrangers et les sociétés chinoises.
TOUJOURS prompt à blâmer les entreprises étrangères, le gouvernement chinois vient de tancer publiquement les deux géants de la restauration rapide, McDonald's et Kentucky Fried Chicken (KFC). Ces derniers sont accusés d'avoir sous-payé certains de leurs employés à temps partiel dans leurs restaurants de la province du Guangdong.
Pékin profite en fait du flou juridique du statut des salariés - la plupart sont étudiants - et des confusions qui existent entre réglementation nationale et locale - le salaire minimum qu'il invoque a été adopté dimanche dernier par le gouvernement provincial - pour vilipender les deux chaînes de fast-food, dont les porte-parole assurent avoir rempli toutes les obligations légales. Selon le syndicat unique All-China Federation of Trade Unions (ACFTU), alors que le salaire minimum des employés à temps partiel est de 0,75 euro par heure, McDonald's paye 0,40 euro et KFC 0,47 euro. L'ACTFU, qui a réagi à la publication d'un article dans le journal local New Express dont les reporters déguisés auraient débusqué les pratiques douteuses des deux compagnies, réclame aujourd'hui le paiement de la différence.
Cette affaire démontre une fois de plus que plus de cinq ans après l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les sociétés étrangères restent soumises à un régime de haute surveillance tout particulier. Et que la presse, étroitement contrôlée par le pouvoir, est toujours prête à les fustiger, y compris dans des domaines où les entreprises locales ne sont pas des modèles de vertu.
Les précédents Wal-Mart et Procter & Gamble
Ainsi, connues pour flirter avec la légalité, de nombreuses sociétés chinoises « oublient » de comptabiliser une partie de leurs employés. « Dans la banlieue de Shanghaï, beaucoup d'entreprises chinoises, notamment manufacturières, ne déclarent pas tous leurs salariés », reconnaît Zhu Wangqiang, spécialiste du droit du travail au cabinet CMS-Francis Lefebvre à Shanghaï. Une « zone grise » existe. Il est, par exemple, « courant que les entreprises chinoises ne payent pas toutes les cotisations sociales », explique l'avocat. Les salariés reçoivent alors une partie de leur salaire en liquide, que l'entreprise ne déclare pas.
Le monde du travail chinois compte aussi ses clandestins. Les villes ne peuvent absorber les quelque 200 millions d'ouvriers migrants recensés par les statistiques officielles. Ces paysans venus chercher fortune en ville obtiennent rarement un statut officiel. S'il a été assoupli, le système de hukou - permis de travail interne qui rattache les employés à une circonscription donnée et leur donne accès à la sécurité sociale - demeure, et limite l'embauche « officielle » des migrants locaux.
Face à une situation sociale potentiellement explosive, Pékin s'est lancé dans une grande campagne d'amélioration des conditions de travail. Mais fustiger ses propres fleurons fait parfois désordre. Le Parti saisit donc comme une aubaine l'occasion de faire des sociétés étrangères ses boucs émissaires.
L'an dernier, Wal-Mart avait ainsi été contraint par le ministère du Travail et la sécurité sociale chinois d'autoriser la création de syndicats affiliés à l'ACFTU, elle-même rattachée au Parti communiste chinois. Une première pour le numéro un mondial de la distribution qui en refuse le droit à ses salariés dans le reste du monde.
Le groupe américain Procter & Gamble a vécu une autre expérience amère. En septembre dernier, une télévision du Guangdong a présenté une étude dénonçant la présence de chrome et de néodyme dans les crèmes de sa ligne haut de gamme SKII. Sans préciser, bien entendu, qu'il s'agissait de traces, inoffensives pour la santé des consommatrices. L'omission n'a pas fait ciller le ministère de la Santé chinois et l'américain a été contraint de retirer ses produits de la vente pendant trois mois.
Source: lefigaro.fr
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Shanghaï JULIE DESNÉ - Publié le 05 avril 2007
Le géant de la restauration rapide, comme toutes les sociétés étrangères, reste soumis à un régime de haute surveillance par le gouvernement chinois.
Bien que membre de l'OMC, la Chine pratique un « double standard » pour les groupes étrangers et les sociétés chinoises.
TOUJOURS prompt à blâmer les entreprises étrangères, le gouvernement chinois vient de tancer publiquement les deux géants de la restauration rapide, McDonald's et Kentucky Fried Chicken (KFC). Ces derniers sont accusés d'avoir sous-payé certains de leurs employés à temps partiel dans leurs restaurants de la province du Guangdong.
Pékin profite en fait du flou juridique du statut des salariés - la plupart sont étudiants - et des confusions qui existent entre réglementation nationale et locale - le salaire minimum qu'il invoque a été adopté dimanche dernier par le gouvernement provincial - pour vilipender les deux chaînes de fast-food, dont les porte-parole assurent avoir rempli toutes les obligations légales. Selon le syndicat unique All-China Federation of Trade Unions (ACFTU), alors que le salaire minimum des employés à temps partiel est de 0,75 euro par heure, McDonald's paye 0,40 euro et KFC 0,47 euro. L'ACTFU, qui a réagi à la publication d'un article dans le journal local New Express dont les reporters déguisés auraient débusqué les pratiques douteuses des deux compagnies, réclame aujourd'hui le paiement de la différence.
Cette affaire démontre une fois de plus que plus de cinq ans après l'entrée de la Chine dans l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les sociétés étrangères restent soumises à un régime de haute surveillance tout particulier. Et que la presse, étroitement contrôlée par le pouvoir, est toujours prête à les fustiger, y compris dans des domaines où les entreprises locales ne sont pas des modèles de vertu.
Les précédents Wal-Mart et Procter & Gamble
Ainsi, connues pour flirter avec la légalité, de nombreuses sociétés chinoises « oublient » de comptabiliser une partie de leurs employés. « Dans la banlieue de Shanghaï, beaucoup d'entreprises chinoises, notamment manufacturières, ne déclarent pas tous leurs salariés », reconnaît Zhu Wangqiang, spécialiste du droit du travail au cabinet CMS-Francis Lefebvre à Shanghaï. Une « zone grise » existe. Il est, par exemple, « courant que les entreprises chinoises ne payent pas toutes les cotisations sociales », explique l'avocat. Les salariés reçoivent alors une partie de leur salaire en liquide, que l'entreprise ne déclare pas.
Le monde du travail chinois compte aussi ses clandestins. Les villes ne peuvent absorber les quelque 200 millions d'ouvriers migrants recensés par les statistiques officielles. Ces paysans venus chercher fortune en ville obtiennent rarement un statut officiel. S'il a été assoupli, le système de hukou - permis de travail interne qui rattache les employés à une circonscription donnée et leur donne accès à la sécurité sociale - demeure, et limite l'embauche « officielle » des migrants locaux.
Face à une situation sociale potentiellement explosive, Pékin s'est lancé dans une grande campagne d'amélioration des conditions de travail. Mais fustiger ses propres fleurons fait parfois désordre. Le Parti saisit donc comme une aubaine l'occasion de faire des sociétés étrangères ses boucs émissaires.
L'an dernier, Wal-Mart avait ainsi été contraint par le ministère du Travail et la sécurité sociale chinois d'autoriser la création de syndicats affiliés à l'ACFTU, elle-même rattachée au Parti communiste chinois. Une première pour le numéro un mondial de la distribution qui en refuse le droit à ses salariés dans le reste du monde.
Le groupe américain Procter & Gamble a vécu une autre expérience amère. En septembre dernier, une télévision du Guangdong a présenté une étude dénonçant la présence de chrome et de néodyme dans les crèmes de sa ligne haut de gamme SKII. Sans préciser, bien entendu, qu'il s'agissait de traces, inoffensives pour la santé des consommatrices. L'omission n'a pas fait ciller le ministère de la Santé chinois et l'américain a été contraint de retirer ses produits de la vente pendant trois mois.
Source: lefigaro.fr
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Histoire...1
Des fous en Pologne...Lech et Jaroslaw Kaczynski... les Jumeaux
Avec toutes les tragédies qu'a connu ce pays et son potentiel economique, j'ai du mal a comprendre comment la Pologne a pu tomber aussi bas.
Si des gens de l'Est lisent cet article, please inform me... give me the light!!!
Thanks - Janki
Les Polonais concernés par la loi sur le passé communiste reçoivent leur formulaire
LE MONDE | 04.04.07 | 14h31 • Mis à jour le 04.04.07 | 14h31
Les enveloppes sont parties. Sur décision de la rectrice de l'université de Varsovie (UW), Katarzyna Chalasinska-Macukow, elles ont été envoyées par la poste, lundi soir 2 avril, aux 2 500 enseignants et chercheurs de l'établissement. Elles contiennent le formulaire de deux pages qui secoue aujourd'hui les milieux intellectuels en Pologne : la déclaration de collaboration, ou non, avec la police politique communiste que les universitaires, mais aussi les journalistes, directeurs d'école, élus locaux, avocats, magistrats, députés, ministres et hauts fonctionnaires, doivent remplir depuis qu'une loi sur le passé communiste, élaborée par la droite conservatrice, est entrée en vigueur le 15 mars.
A l'hôtel de ville de Varsovie, la maire, Hanna Gronkiewicz-Waltz, membre du parti Plateforme civique (droite libérale), ainsi que ses adjoints viennent eux aussi de recevoir le fameux formulaire. Ils ont quelques jours devant eux pour le remplir, puis le retourner à l'expéditeur, le préfet de Mazovie. Dans les locaux de Gazeta Wyborcza, le quotidien centre gauche fondé et dirigé par une figure de proue de la dissidence au régime communiste, Adam Michnik, les visages sont crispés. Le journal s'oppose à cette chasse aux sorcières controversée. "Nous n'avons pas encore reçu les déclarations. Le conseil d'administration de notre éditeur, Agora, n'a pas encore pris de décision à ce sujet", explique Piotr Pacewicz, rédacteur en chef adjoint. Ancien membre de l'opposition démocratique, un "irréprochable", il envisage de ne pas remplir sa déclaration, en protestation à une procédure jugée absurde et autoritaire.
Chez le concurrent conservateur, le quotidien Rzeczpospolita, les déclarations sont empilées, depuis le 29 mars, sur le bureau du rédacteur en chef, Pawel Lisicki. "Les formulaires attendent les journalistes. Ils peuvent les retirer. Ceux qui ne le feront pas les recevront par la poste", tonne-t-il. "Ils doivent être renvoyés à mon bureau d'ici au 15 mai. Mais je ne les lirai pas." Et si des journalistes refusent de s'y soumettre ? M. Lisicki, dont le journal est largement favorable à la loi, reconnaît que "la question reste ouverte". Il indique qu'il tâchera de "les convaincre de respecter la loi".
Parce qu'elle frappe des pans entiers de la société polonaise - de l'élite politique locale aux faiseurs d'opinion de la capitale -, c'est toute la Pologne qui se prépare à se soumettre à la loi. Ou à la contourner sans jamais l'enfreindre. Car c'est bien là ce qui préoccupe bon nombre de Polonais : comment éviter le couperet que prévoit la loi pour ceux qui refuseront de remettre le document ou qui feront une déclaration fallacieuse ? Pour eux, la sanction sera immédiate et sans appel : licenciement suivi d'une interdiction d'exercer sa fonction durant dix ans. Une mesure répressive qui exacerbe les passions dans tout le pays.
En pratique, la loi impose deux dates butoirs. La première est fixée au 15 avril, dernier délai pour que les employeurs informent leurs collaborateurs de la procédure à suivre et leur distribuent la déclaration. Dès réception du formulaire, les employés ont alors un mois pour le retourner à l'employeur, lequel doit l'envoyer "au plus tôt" à l'Institut de la mémoire nationale (IPN), qui garde les archives de la sécurité communiste et doit passer au crible les déclarations.
Ce délai pourrait permettre aux employeurs réfractaires d'attendre en toute impunité le verdict du Tribunal constitutionnel, récemment saisi pour juger de la constitutionnalité de la loi. Le jugement devrait tomber en mai, voire début juin. Mais l'heure tourne. Résultats ? Certains employeurs font plancher leur cabinet d'avocats pour étudier les failles de la loi. "Nous utiliserons toutes les procédures pour gagner du temps, en attendant la décision du Tribunal constitutionnel", confie Piotr Pacewicz à Gazeta Wyborcza.
Pourtant, des voix émergent, ici et là, pour appeler à se soumettre à la loi. La semaine dernière, 41 universitaires de Varsovie ont signé une lettre ouverte condamnant les critiques formulées par le sénat de l'université ; une cinquantaine d'universitaires les ont rejoints à Cracovie, mardi 3 avril.
Jusqu'à 700 000 Polonais, âgés de plus de 35 ans, sont concernés par cette loi. L'un des aspects les plus controversés - la sanction imposée - soulève une question de fond : dix-sept ans après la chute du communisme, n'est-il pas trop tard pour punir ceux qui ont collaboré avec l'ancien régime ?
Les risques de dérapage ne sont pas à exclure. Avant même que les formulaires ne soient arrivés à tous leurs destinataires, de premières dénonciations publiques ont eu lieu. Dimanche soir 1er avril, l'hebdomadaire Wprost a publié sur son site Internet les noms de professeurs qu'il accuse d'avoir collaboré avec la police politique. Parmi eux, Andrzej Ceynowa, le dérangeant recteur de l'université de Gdansk et l'un des opposants à la loi.
Célia Chauffour
Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-891690@51-876406,0.html
Avec toutes les tragédies qu'a connu ce pays et son potentiel economique, j'ai du mal a comprendre comment la Pologne a pu tomber aussi bas.
Si des gens de l'Est lisent cet article, please inform me... give me the light!!!
Thanks - Janki
Les Polonais concernés par la loi sur le passé communiste reçoivent leur formulaire
LE MONDE | 04.04.07 | 14h31 • Mis à jour le 04.04.07 | 14h31
Les enveloppes sont parties. Sur décision de la rectrice de l'université de Varsovie (UW), Katarzyna Chalasinska-Macukow, elles ont été envoyées par la poste, lundi soir 2 avril, aux 2 500 enseignants et chercheurs de l'établissement. Elles contiennent le formulaire de deux pages qui secoue aujourd'hui les milieux intellectuels en Pologne : la déclaration de collaboration, ou non, avec la police politique communiste que les universitaires, mais aussi les journalistes, directeurs d'école, élus locaux, avocats, magistrats, députés, ministres et hauts fonctionnaires, doivent remplir depuis qu'une loi sur le passé communiste, élaborée par la droite conservatrice, est entrée en vigueur le 15 mars.
A l'hôtel de ville de Varsovie, la maire, Hanna Gronkiewicz-Waltz, membre du parti Plateforme civique (droite libérale), ainsi que ses adjoints viennent eux aussi de recevoir le fameux formulaire. Ils ont quelques jours devant eux pour le remplir, puis le retourner à l'expéditeur, le préfet de Mazovie. Dans les locaux de Gazeta Wyborcza, le quotidien centre gauche fondé et dirigé par une figure de proue de la dissidence au régime communiste, Adam Michnik, les visages sont crispés. Le journal s'oppose à cette chasse aux sorcières controversée. "Nous n'avons pas encore reçu les déclarations. Le conseil d'administration de notre éditeur, Agora, n'a pas encore pris de décision à ce sujet", explique Piotr Pacewicz, rédacteur en chef adjoint. Ancien membre de l'opposition démocratique, un "irréprochable", il envisage de ne pas remplir sa déclaration, en protestation à une procédure jugée absurde et autoritaire.
Chez le concurrent conservateur, le quotidien Rzeczpospolita, les déclarations sont empilées, depuis le 29 mars, sur le bureau du rédacteur en chef, Pawel Lisicki. "Les formulaires attendent les journalistes. Ils peuvent les retirer. Ceux qui ne le feront pas les recevront par la poste", tonne-t-il. "Ils doivent être renvoyés à mon bureau d'ici au 15 mai. Mais je ne les lirai pas." Et si des journalistes refusent de s'y soumettre ? M. Lisicki, dont le journal est largement favorable à la loi, reconnaît que "la question reste ouverte". Il indique qu'il tâchera de "les convaincre de respecter la loi".
Parce qu'elle frappe des pans entiers de la société polonaise - de l'élite politique locale aux faiseurs d'opinion de la capitale -, c'est toute la Pologne qui se prépare à se soumettre à la loi. Ou à la contourner sans jamais l'enfreindre. Car c'est bien là ce qui préoccupe bon nombre de Polonais : comment éviter le couperet que prévoit la loi pour ceux qui refuseront de remettre le document ou qui feront une déclaration fallacieuse ? Pour eux, la sanction sera immédiate et sans appel : licenciement suivi d'une interdiction d'exercer sa fonction durant dix ans. Une mesure répressive qui exacerbe les passions dans tout le pays.
En pratique, la loi impose deux dates butoirs. La première est fixée au 15 avril, dernier délai pour que les employeurs informent leurs collaborateurs de la procédure à suivre et leur distribuent la déclaration. Dès réception du formulaire, les employés ont alors un mois pour le retourner à l'employeur, lequel doit l'envoyer "au plus tôt" à l'Institut de la mémoire nationale (IPN), qui garde les archives de la sécurité communiste et doit passer au crible les déclarations.
Ce délai pourrait permettre aux employeurs réfractaires d'attendre en toute impunité le verdict du Tribunal constitutionnel, récemment saisi pour juger de la constitutionnalité de la loi. Le jugement devrait tomber en mai, voire début juin. Mais l'heure tourne. Résultats ? Certains employeurs font plancher leur cabinet d'avocats pour étudier les failles de la loi. "Nous utiliserons toutes les procédures pour gagner du temps, en attendant la décision du Tribunal constitutionnel", confie Piotr Pacewicz à Gazeta Wyborcza.
Pourtant, des voix émergent, ici et là, pour appeler à se soumettre à la loi. La semaine dernière, 41 universitaires de Varsovie ont signé une lettre ouverte condamnant les critiques formulées par le sénat de l'université ; une cinquantaine d'universitaires les ont rejoints à Cracovie, mardi 3 avril.
Jusqu'à 700 000 Polonais, âgés de plus de 35 ans, sont concernés par cette loi. L'un des aspects les plus controversés - la sanction imposée - soulève une question de fond : dix-sept ans après la chute du communisme, n'est-il pas trop tard pour punir ceux qui ont collaboré avec l'ancien régime ?
Les risques de dérapage ne sont pas à exclure. Avant même que les formulaires ne soient arrivés à tous leurs destinataires, de premières dénonciations publiques ont eu lieu. Dimanche soir 1er avril, l'hebdomadaire Wprost a publié sur son site Internet les noms de professeurs qu'il accuse d'avoir collaboré avec la police politique. Parmi eux, Andrzej Ceynowa, le dérangeant recteur de l'université de Gdansk et l'un des opposants à la loi.
Célia Chauffour
Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-891690@51-876406,0.html
mercredi 4 avril 2007
mardi 3 avril 2007
Europe...1
Magnifique Europe...
Je vous invite a regarder le talk de Paris diffuse par France 24 avec comme invite,
Jacques Delors...celui qui a voulu faire qques chose, plutot que de devenir qqun
(citation de lui meme)
Source: France24.com
Lien: "Le talk de Paris: Jacques Delors"
Je vous invite a regarder le talk de Paris diffuse par France 24 avec comme invite,
Jacques Delors...celui qui a voulu faire qques chose, plutot que de devenir qqun
(citation de lui meme)
Source: France24.com
Lien: "Le talk de Paris: Jacques Delors"
Geopolitique...7
...avancer ses pions...
Un sujet passionnant, la politique économique Américaine en Asie et les influences politiques qui en découlent...
Bonne lecture.
Les Etats-Unis et la Corée du Sud signent un accord de libre-échange
S'il est ratifié par leurs parlements respectifs, l'accord commercial bilatéral qui a été signé, lundi 2 avril, entre les Etats-Unis et la Corée du Sud sera le plus important pour Washington depuis la signature de l'accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique (Alena) en 1994.
Le président américain George W. Bush s'est aussitôt félicité de cette avancée. "L'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Corée du Sud va générer des occasions d'exportations pour les agriculteurs, les industriels et les fournisseurs de service américains, promouvoir la croissance économique et la création d'emplois mieux rémunérés aux Etats-Unis et permettre aux consommateurs de faire des économies tout en ayant un choix accru", a assuré M. Bush dans une lettre aux dirigeants du Sénat et de la Chambre des représentants américains.
"L'accord va nous permettre de doper la croissance et de contribuer au bien être du consommateur en augmentant les revenus et en stabilisant les prix", a déclaré, lundi, le ministre sud-coréen des finances Kwon O-kyo.
Grâce à cet accord, et tandis que les échanges entre les deux pays pèsent déjà 78,3 milliards de dollars (58,7 milliards d'euros), la Corée du Sud devrait voir ses exportations vers les Etats-Unis augmenter de 10 milliards de dollars en trois ans, et les échanges entre les deux pays atteindre 90 à 110 milliards de dollars, estiment les Américains. Les Etats-Unis représentent la deuxième destination des exportations sud-coréennes derrière la Chine.
Il aura fallu dix mois de négociations entre la première puissance du monde et la troisième économie d'Asie pour s'entendre. A Séoul, les négociateurs ont engagé des discussions marathon afin de transmettre leurs conclusions au Congrès américain avant dimanche soir 1er avril pour respecter le délai de quatre-vingt-dix jours nécessaire aux députés et sénateurs pour étudier le texte.
TROUVER UN COMPROMIS
En effet, le président Bush bénéficie d'ici la fin du mois de juin d'une procédure accélérée lui permettant de présenter au Congrès américain des accords commerciaux, pour ratification ou rejet mais sans possibilité d'amendement. Les deux parties ont réussi à trouver un compromis de dernière minute concernant les différends agricoles qui les opposent. Séoul s'est engagé à se réapprovisionner en boeuf américain, boycotté depuis trois ans.
Washington a accepté de laisser le riz de côté, sachant que la céréale pèse plus de la moitié de la production agricole nationale. Les fermiers sud-coréens n'auraient pas pu faire face à la concurrence des fermes américaines 58 fois plus grandes.
De plus, les négociateurs asiatiques se sont déclarés prêts à abandonner les taxes sur les véhicules importés. Jusqu'à présent, à peine 3,5 % des voitures vendues dans la péninsule étaient de marque étrangère, contre 37 % aux Etats-Unis. Le document prévoit également la réduction des barrières douanières dans de nombreux secteurs industriels sud-coréens et une libéralisation des services.
Le président Roh Moo Hyun se devait de marquer son mandat, qui prend fin en janvier 2008, par un acte d'envergure alors que les sondages lui sont défavorables et que l'économie sud-coréenne est en repli, avec un taux de croissance autour de 4 %, après avoir atteint 10 % dans les années 1990.
Les manifestations de fermiers, syndicalistes, enseignants ou étudiants qui ont rassemblé 100 000 personnes durant l'été 2006 à Séoul, pas plus que la soixantaine de blessés en novembre de la même année, ou encore le manifestant, qui s'est immolé par le feu devant l'hôtel où se tenaient les discussions, dimanche 1er avril, n'ont suffi à faire reculer le gouvernement. Quant au président américain, il démontre ainsi que les Etats-Unis restent un partenaire commercial incontournable alors que les négociations multilatérales dites du "cycle de Doha" sont bloquées.
Reste à faire ratifier le document par le Congrès américain, aux mains des démocrates depuis janvier, alors que des accords similaires conclus avec la Colombie, le Panama et le Pérou, sont également en attente d'approbation.
Maguy Day LE MONDE | 02.04.07 | 17h00
Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-890689@51-863164,0.html
Un sujet passionnant, la politique économique Américaine en Asie et les influences politiques qui en découlent...
Bonne lecture.
Les Etats-Unis et la Corée du Sud signent un accord de libre-échange
S'il est ratifié par leurs parlements respectifs, l'accord commercial bilatéral qui a été signé, lundi 2 avril, entre les Etats-Unis et la Corée du Sud sera le plus important pour Washington depuis la signature de l'accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique (Alena) en 1994.
Le président américain George W. Bush s'est aussitôt félicité de cette avancée. "L'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Corée du Sud va générer des occasions d'exportations pour les agriculteurs, les industriels et les fournisseurs de service américains, promouvoir la croissance économique et la création d'emplois mieux rémunérés aux Etats-Unis et permettre aux consommateurs de faire des économies tout en ayant un choix accru", a assuré M. Bush dans une lettre aux dirigeants du Sénat et de la Chambre des représentants américains.
"L'accord va nous permettre de doper la croissance et de contribuer au bien être du consommateur en augmentant les revenus et en stabilisant les prix", a déclaré, lundi, le ministre sud-coréen des finances Kwon O-kyo.
Grâce à cet accord, et tandis que les échanges entre les deux pays pèsent déjà 78,3 milliards de dollars (58,7 milliards d'euros), la Corée du Sud devrait voir ses exportations vers les Etats-Unis augmenter de 10 milliards de dollars en trois ans, et les échanges entre les deux pays atteindre 90 à 110 milliards de dollars, estiment les Américains. Les Etats-Unis représentent la deuxième destination des exportations sud-coréennes derrière la Chine.
Il aura fallu dix mois de négociations entre la première puissance du monde et la troisième économie d'Asie pour s'entendre. A Séoul, les négociateurs ont engagé des discussions marathon afin de transmettre leurs conclusions au Congrès américain avant dimanche soir 1er avril pour respecter le délai de quatre-vingt-dix jours nécessaire aux députés et sénateurs pour étudier le texte.
TROUVER UN COMPROMIS
En effet, le président Bush bénéficie d'ici la fin du mois de juin d'une procédure accélérée lui permettant de présenter au Congrès américain des accords commerciaux, pour ratification ou rejet mais sans possibilité d'amendement. Les deux parties ont réussi à trouver un compromis de dernière minute concernant les différends agricoles qui les opposent. Séoul s'est engagé à se réapprovisionner en boeuf américain, boycotté depuis trois ans.
Washington a accepté de laisser le riz de côté, sachant que la céréale pèse plus de la moitié de la production agricole nationale. Les fermiers sud-coréens n'auraient pas pu faire face à la concurrence des fermes américaines 58 fois plus grandes.
De plus, les négociateurs asiatiques se sont déclarés prêts à abandonner les taxes sur les véhicules importés. Jusqu'à présent, à peine 3,5 % des voitures vendues dans la péninsule étaient de marque étrangère, contre 37 % aux Etats-Unis. Le document prévoit également la réduction des barrières douanières dans de nombreux secteurs industriels sud-coréens et une libéralisation des services.
Le président Roh Moo Hyun se devait de marquer son mandat, qui prend fin en janvier 2008, par un acte d'envergure alors que les sondages lui sont défavorables et que l'économie sud-coréenne est en repli, avec un taux de croissance autour de 4 %, après avoir atteint 10 % dans les années 1990.
Les manifestations de fermiers, syndicalistes, enseignants ou étudiants qui ont rassemblé 100 000 personnes durant l'été 2006 à Séoul, pas plus que la soixantaine de blessés en novembre de la même année, ou encore le manifestant, qui s'est immolé par le feu devant l'hôtel où se tenaient les discussions, dimanche 1er avril, n'ont suffi à faire reculer le gouvernement. Quant au président américain, il démontre ainsi que les Etats-Unis restent un partenaire commercial incontournable alors que les négociations multilatérales dites du "cycle de Doha" sont bloquées.
Reste à faire ratifier le document par le Congrès américain, aux mains des démocrates depuis janvier, alors que des accords similaires conclus avec la Colombie, le Panama et le Pérou, sont également en attente d'approbation.
Maguy Day LE MONDE | 02.04.07 | 17h00
Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-890689@51-863164,0.html
lundi 2 avril 2007
Mode...2
... Ou comment une marque de "Luxe" se fait recuperer et detourner...
Une question subsiste... qu'est ce que le Luxe ?
Bonne lecture.
Hugo Boss fait interdire la marque de Joey Starr
FLORENTIN COLLOMP.Publié le 02 avril 2007
Le groupe allemand a obtenu la condamnation du label B.O.S.S., lancé par le rappeur français.
Choc des cultures : Hugo Boss face à Joey Starr. La marque de prêt-à-porter allemande a obtenu gain de cause face au trublion du rap français, devant le tribunal de grande instance de Paris. En cause, le label B.O.S.S., pour Boss of Scandalz Strategyz, créé par Joey Starr, alias Didier Morville, 39 ans, condamné à plusieurs reprises par la justice pour diverses agressions, avec ses copains les DJ Spank et Naughty J.
Sous cet intitulé, les trois artistes produisent ensemble des disques et des émissions sur Skyrock. En janvier 2004, ils déposent la marque B.O.S.S. pour toute une série de produits, dont 55 types de vêtements, notamment des costumes. Hugo Boss réagit et saisit la justice à l'automne dernier. Le 14 mars, le tribunal a jugé « illicite » toute utilisation de ce sigle sur des vêtements, mais aussi pour des produits musicaux ou audiovisuels. Il a donc purement et simplement annulé la marque, sous astreinte de 150 euros par infraction constatée. Pour le tribunal, la confusion entre Boss et B.O.S.S. est de nature à porter préjudice au groupe allemand car, souligne-t-il dans son jugement, « la marque B.O.S.S. est associée à la personnalité de son titulaire, M. Joey Starr, qui publiquement se veut provocateur et agressif alors que les produits Boss/Hugo Boss sont connus pour leur recherche d'un certain luxe et d'un certain classicisme ».
La percée des rappeurs dans le prêt-à-porter ferait-elle peur aux gardiens du chic ? L'explosion des marques de banlieue date de la fin des années 1990. Au début, ce phénomène restait considéré comme marginal et communautariste. Rapidement, pourtant, il est apparu comme une menace pour les géants du sportswear, tels Nike, Adidas ou Puma. Et, depuis peu, même les grands noms du prêt-à-porter se sentent concernés.
Explosion du « bling » business
Aux États-Unis, les lignes des rappeurs font fureur. L'artiste P. Diddy (ex-Puff Daddy), alias Sean Combs, a été élu en 2006 designer de l'année par des professionnels de la mode. Depuis 1998, ses vêtements viennent nourrir les bénéfices de sa société Bad Boy Worldwide Entertainment Group. Ses parfums sont produits par l'institution BCBG Estée Lauder.
Le « bling » business fait des émules. Le rappeur Jay Z vient de vendre sa marque de mode Rocawear pour 204 millions de dollars et a participé au lancement du nouveau cherry coke de Coca-Cola. Sa (future ex ?) fiancée Beyoncé va lancer sa griffe l'automne prochain, tout comme les stars Coolio, Queen Latifah et Snoop Dog. Les Français ne sont pas en reste. Les rois de la sape de banlieue, principalement issus du 9-3, s'appellent Mohamed Dia (marque Dia) ou Malamine Koné (Airness, à ne pas confondre avec... Hermès !). Ce dernier revendiquait 120 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005. Joey Starr n'a pas laissé passer cette tendance « caillera ». L'ex-vedette de NTM a créé sa marque, Com8, dès 1998. Et voulait réitérer l'exploit avec B.O.S.S.
C'était compter sans la réaction de Hugo Boss. Les griffes établies ne peuvent plus ignorer cette concurrence. « Même si le phénomène du rap semble au départ en marge de la mode classique, il y a plus de points communs qu'on peut le croire, et les deux peuvent finir par se disputer une clientèle commune », explique Florence Muller, professeur à l'Institut français de la mode. En témoigne la passion des jeunes de banlieue pour les griffes comme Vuitton, Lacoste, Boss ou Zegna.
Source: lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/actubourse/20070402.FIG000000257_hugo_boss_fait_interdire_lamarque_de_joey_starr.html
Une question subsiste... qu'est ce que le Luxe ?
Bonne lecture.
Hugo Boss fait interdire la marque de Joey Starr
FLORENTIN COLLOMP.Publié le 02 avril 2007
Le groupe allemand a obtenu la condamnation du label B.O.S.S., lancé par le rappeur français.
Choc des cultures : Hugo Boss face à Joey Starr. La marque de prêt-à-porter allemande a obtenu gain de cause face au trublion du rap français, devant le tribunal de grande instance de Paris. En cause, le label B.O.S.S., pour Boss of Scandalz Strategyz, créé par Joey Starr, alias Didier Morville, 39 ans, condamné à plusieurs reprises par la justice pour diverses agressions, avec ses copains les DJ Spank et Naughty J.
Sous cet intitulé, les trois artistes produisent ensemble des disques et des émissions sur Skyrock. En janvier 2004, ils déposent la marque B.O.S.S. pour toute une série de produits, dont 55 types de vêtements, notamment des costumes. Hugo Boss réagit et saisit la justice à l'automne dernier. Le 14 mars, le tribunal a jugé « illicite » toute utilisation de ce sigle sur des vêtements, mais aussi pour des produits musicaux ou audiovisuels. Il a donc purement et simplement annulé la marque, sous astreinte de 150 euros par infraction constatée. Pour le tribunal, la confusion entre Boss et B.O.S.S. est de nature à porter préjudice au groupe allemand car, souligne-t-il dans son jugement, « la marque B.O.S.S. est associée à la personnalité de son titulaire, M. Joey Starr, qui publiquement se veut provocateur et agressif alors que les produits Boss/Hugo Boss sont connus pour leur recherche d'un certain luxe et d'un certain classicisme ».
La percée des rappeurs dans le prêt-à-porter ferait-elle peur aux gardiens du chic ? L'explosion des marques de banlieue date de la fin des années 1990. Au début, ce phénomène restait considéré comme marginal et communautariste. Rapidement, pourtant, il est apparu comme une menace pour les géants du sportswear, tels Nike, Adidas ou Puma. Et, depuis peu, même les grands noms du prêt-à-porter se sentent concernés.
Explosion du « bling » business
Aux États-Unis, les lignes des rappeurs font fureur. L'artiste P. Diddy (ex-Puff Daddy), alias Sean Combs, a été élu en 2006 designer de l'année par des professionnels de la mode. Depuis 1998, ses vêtements viennent nourrir les bénéfices de sa société Bad Boy Worldwide Entertainment Group. Ses parfums sont produits par l'institution BCBG Estée Lauder.
Le « bling » business fait des émules. Le rappeur Jay Z vient de vendre sa marque de mode Rocawear pour 204 millions de dollars et a participé au lancement du nouveau cherry coke de Coca-Cola. Sa (future ex ?) fiancée Beyoncé va lancer sa griffe l'automne prochain, tout comme les stars Coolio, Queen Latifah et Snoop Dog. Les Français ne sont pas en reste. Les rois de la sape de banlieue, principalement issus du 9-3, s'appellent Mohamed Dia (marque Dia) ou Malamine Koné (Airness, à ne pas confondre avec... Hermès !). Ce dernier revendiquait 120 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2005. Joey Starr n'a pas laissé passer cette tendance « caillera ». L'ex-vedette de NTM a créé sa marque, Com8, dès 1998. Et voulait réitérer l'exploit avec B.O.S.S.
C'était compter sans la réaction de Hugo Boss. Les griffes établies ne peuvent plus ignorer cette concurrence. « Même si le phénomène du rap semble au départ en marge de la mode classique, il y a plus de points communs qu'on peut le croire, et les deux peuvent finir par se disputer une clientèle commune », explique Florence Muller, professeur à l'Institut français de la mode. En témoigne la passion des jeunes de banlieue pour les griffes comme Vuitton, Lacoste, Boss ou Zegna.
Source: lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/actubourse/20070402.FIG000000257_hugo_boss_fait_interdire_lamarque_de_joey_starr.html
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